01 mai 2008

Bulletin d'informations

A force de courir partout tout l'temps, je n'ai pas une minute pour vous dire "je suis vivante, je vais bien, j'ai fait ça, ça et ça". En même temps, ne dit-on pas "pas d'nouvelles, bonne nouvelle"?
Et puis j'ai une autre bonne excuse : je n'ai plus internet à l'appart'.
Bref, pour les inquiets ou les impatients : keep cool!

Je profite d'une petite connexion pour :
1) vous dire ô combien le WE au lac Balaton était chouette. Cette contrée hongroise remplie de teutons en été était alors vide. On a festoyé, testé des vins et, tous un peu tipsy, on s'est appris des chansons à boire de nos pays (allemands, italiens, espagnol, turc, hongrois et même polonais (allez chanter en polonais, j'vous assure que c'est pas évident; surtout quand on a déjà du mal à articuler dans sa langue)) puis on s'est baladé sous le soleil, barbec le soir, karaoké hongrois, grosse poilade...

Je n'ai pas vraiment eu le temps de redescendre. A peine rentrée, mes colocs m'annoncent une soirée italienne organisée à la maison, j'enchaine avec un diner international le lundi, puis une soirée avec mes coéquipières mardi, flat party chez Lena mercredi, anniversaire de Claire jeudi...

2) Vous rassurez sur mon état de santé;
Ok, je suis fatiguée. J'ai un peu mal à la gorge, je suis un peu enrhumée, mais j'ai la patate. ça doit être l'effet printanier, le beau temps, la chaleur, la musique dans la rue, toussa toussa.

3) vous faire partager ma déception :
ça me vexe toujours un peu que, lorsque je commande un verre ou un sandwich en hongrois, on me réponde en anglais. Une façon presque impolie de dire "laisse tomber, c'est pas ça" ou "tu t'fais du mal pour rien ma cocotte". Moi je suis pleine de bonne volonté, et on me casse dans mon élan. Bouh. M'enfin, rassurez vous, ça n'arrive pas souvent (héhé)

4) Vous conviez formellement à venir assister au tournoi de basket international, du 19 au 25 mai, sur le campus d'HEC. Je joue dans l'équipe hongroise (nyark nyark); supporters et pompom girls sont les bienvenus!

Sziastok!

24 avril 2008

En vadrouille

J’ai pris conscience récemment qu’il me restait peu de temps à Budapest.
Les 2 premières semaines de mai seront studieuses, exams obligent.
La troisième sera parisienne et puis… on verra pour la suite.
Toujours est-il que je dois profiter du fait d’être encore en Hongrie pour voir le pays et ses voisins.

Après un tour à Gödöllö la semaine dernière, me suis carapatée en Transylvanie le WE dernier. Organisant ce voyage à 4 au départ, on s’est retrouvé à 12 à l’aéroport ^^.


On a fait un grand tour ; arrivé à Cluj Napoca, on s’est rendu à Brasov


en passant par Sighisoara,


puis Sibiu (capitale culturelle de l’Europe en 2007) en faisant un détour par Bran où se trouve le château de Dracula (qui signifie littéralement "son of a… dragon", on l’appelait plus généralement le fils du mal, nyark nyark. Ce seigneur particulièrement sanguinaire aimait torturer ses victimes et buvait, selon la légende, leur sang (dans une coupe, pas en suçant le cou. Après tout, Jésus aussi buvait du sang dans une coupe et on n’en a pas fait tout un drame. Quoique…)) qui était fermé, comme la plupart des monuments et musées le lundi… On s’est donc contenter de le voir de loin ; parait qu’il est naze de toute façon.
On a traversé plein de petits villages bariolés, doublé sur la route de nombreuses carrioles tirées par des chevaux rachitiques, grimpé dans les Carpates pour voir les ruines d'une ancienne citadelle...


Le temps était superbe, j’ai cramé comme un toast (jolie marque du T-shirt).

Pas le temps de me poser en rentrant mardi, j’enchaine avec une polish night, puis match et turkish night mercredi et je pars demain au lac Balaton (la mer hongroise). Au programme : visites, barbec’, dégustation de vin (Balaton est une région viticole comme Eger et Tokaji) et même une boum (le voyage étant organisé pour les étudiants erasmus).

J’ai toujours la bougeotte mais il va falloir que je me calme car ma bourse est vide.

Le bilan

A mi parcours, un bilan s’impose !
J’aime les check up. Faire le point, ouvrir une parenthèse, prendre du recul et se demander : qu’ai-je reçu, qu’ai-je gagné ? Qu’ai-je vu, qu’ai-je aimé ? Le but étant de fixer les choses, ne pas les laisser simplement (se) passer, et s’effacer petit à petit. Je veux pouvoir me rappeler les détails.

Qu’ai-je appris ?

- A me repérer dans le métro budapestois. Je me déplaçais tout le temps à pieds pendant mes premières semaines ici. D’abord parce que Budapest me semblait petit (et puis je n’avais pas la carte étudiant me permettant d’avoir la réduction spéciale pour le pass mensuelle), ensuite parce que le métro me faisait peur. Je me suis d’ailleurs perdue une fois en le prenant, au tout début. J’ai dû descendre trop tôt ou trop tard, et me suis retrouvée dans un quartier totalement inconnu qui n’apparaissait pas sur ma carte de touriste (donc assez loin du centre). Ma petite crise de panique passée, je reprends mes esprits et la ligne de métro dans le bon sens pour quelques stations supplémentaires avant d’arriver à bon port.
La semaine dernière, je me suis revue quelques mois auparavant ; un français, arrivé 2 jours plus tôt, est venu me demander son chemin. J’ai alors été capable de lui expliquer avec clarté et assurance son trajet : prendre telle ligne de métro jusqu’à telle station, puis prendre telle sortie et tel tram – Et j’en suis fière :p



- A bafouiller du hongrois.
Je me souviens que l’une des premières choses que j’ai apprises en cours de hongrois était : "Nem bészelek magyarul", soit "je ne parle pas hongrois".
Je trouve ça plutôt ironique ; l’objectif du cours était donc assez transparent : apprendre à se débrouiller dans la rue, se faire comprendre en cas d’urgence, mais il était clair qu’on ne parlerait pas hongrois 6 mois plus tard.
N’empêche que j’ai fait un tour en Roumanie ce WE, en Transylvanie pour être exacte (où la majorité de la population parle hongrois, la région faisant partie, avant le traité du Trianon, de la Hongrie) et j’ai pu utiliser mes quelques mots de vocabulaire. Car oui, "magyarul beszélek most , csak egy kicsit" (maintenant je parle hongrois, juste un peu).
J’ai l’occasion de mettre en pratique ce que j’apprends pendant mon heure et demi de cours hebdomadaire quand je fais les courses ou quand je commande au bar. Mais bien souvent, je me retrouve complètement dépassée.
En effet, la caissière ou le barman tirent des conclusions hâtives de ma tentative, comme si "yo napot kivànok" ou "szia" signifiaient "je parle couramment hongrois", et engagent la conversation. Impossible de les comprendre, incapable de leur répondre, je les calme à coups de "bocsanat, nem értem" (désolé, je ne comprends pas).
Le fait que je m’entraine désormais avec une équipe de basket hongroise dont les filles ne parlent quasiment pas anglais m’aide à progresser. Je compte mes pompes en hongrois (c’était facile au début, on faisait des séries de 5, puis des séries de 10, où va-t-on s’arrêter… ><) : egy, kettö, harom, negy, öt, hat, het, nyolc, kilenc, tiz. D’ailleurs vous pourrez nous voir jouer à Paris, du 18 au 26 mai, à l’occasion du tournoi organisé par HEC.

La suite au prochain épisode...


"Le temps passe et passe et passe et beaucoup de choses ont changé, qui aurait pu s’imaginer qu’le temps s’serait si vite écoulé. On fait le bilan calmement se remémorant chaque instant, parlant des histoires d’avant comme si on avait 50 ans" - Les Neg Marrons

14 avril 2008

La Hongrie à l’épreuve de mes papilles gustatives

Des mois que mes incisives n’ont pas tranché un bon steak saignant, que ma bouche n’a pas englouti un morceau de poisson pas pané. Adieu comté, cantal, camembert, reblochon, raclette… des mois que mes lèvres n’en ont pas connu la douceur.

De quoi me nourris-je donc ?
Paprika, aubergine et courgette, porc et poulet sont à la base de mon alimentation.
Par paprika, comprendre poivrons. Il en existe différentes sortes : jaune, rouge et vert comme nous les connaissons mais aussi vert acidulé, bien plus spicy, typique de la région.
Je m'autorise parfois, à l'occasion du goûter ou pour le dessert, une patisserie locale (un peu trop mousseuse et écoeurante à mon goût). Je me suis convertie aux viennoiseries hongroises en revanche; elles sont divines, notamment celles au pavot !

Je ne pourrais inclure le goulasch dans mes habitudes alimentaires, vous comprendrez pourquoi : j’en ai pris une pleine soupière au restau avec des potes un soir, des morceaux de viande et de pommes de terre se noyaient dans une sauce pas très diète. Plongeant mon regard avide dans ses moult yeux d’huile, je dégustais cette soupe. Le met, à défaut d’être particulièrement fin et léger, est néanmoins délicieux.
Autres curiosités culinaires : le zsir. Il s’agit d’un pot de graisse à tartiner. Rien à voir avec le beurre, la mixture est translucide, pas vraiment gélifiée. Les hongrois en raffolent, ils l’étalent sur une tranche de pain et y ajoutent des rondelles de paprika, d’oignon et/ ou de lardons. Très léger aussi.
Dans la famille "paye-ton-pontage" je demande un langos : un gros beignet huileux qu’on peut recouvrir de tejföl (crème fraiche), fromage, lardons.

Pour faire passer tout ça, rien de telle qu’une petite Palinka ! Ce breuvage hongrois, de 30 à 70%, est très populaire. Ma palinka préférée : pèche et miel !
L’Hubertus, alcool à base de plante, très sucré, environ 30%, a un peu goût de médoc mais je le préfère à l’Unicum.
Les bières hongroises ne sont pas dégueu et le prix est sans comparaison avec l’happy hour français. Le lundi au Morrison, 3 pintes pour 2€ :p
Enfin, la carte des vins hongrois est fournie : Tokaji, Egri, Balaton… Il y en a pour tous les goûts.

A votre santé!

25 mars 2008

Roger's funerals


Roger est mort!
La vie a prématurément quitté notre onion-tree cette semaine. Ses feuilles tombaient mollement, il avait plutôt mauvaise mine ces derniers temps.
Le fait est que la semaine dernière, Francesco, constatant l'incroyable croissance de notre ami et de ses racines, a considéré qu'il avait désormais besoin de terre. Mais comme on n'en avait pas, il a posé Roger dans du café moulu. Chose qui ne lui a apparemment pas réussi. J'ai tenté une réanimation, dans son vase d'eau initial, mais il ne se battait plus...

En mémoire de mon premier "oignognier", may rest in peace.

[Morale de l'histoire : les oignons ne poussent pas dans le café moulu.
morale 2 : ne pas confier d'être vivant à Francesco. Je reviens donc sur l'idée du chien empaillé pour la coloc.]

21 mars 2008

International Pillow Fight Day


Une bataille d’oreiller publique géante est organisée à Budapest demain à l’occasion de l’IPFD. Bring a soft pillow, take off your glasses et let the feathers fly ! It’s gonna be legen…dary !

Fête nationale




Samedi 15 mars, fête nationale hongroise. Pas de feu d’artifice sur le Danube mais un discours de l’ancien premier ministre dans la rue surpeuplée de budapestois portant fièrement la cocarde. C’est moins sexy, mais j’y ai tout de même fait un tour pour voir. La foule, bien disciplinée dans l’après midi, s’est réduite à une bande de radicaux foutant la m**** dans la soirée, affrontant la police qui s’est défendue avec virulence et conviction. Ne tenant pas à me faire molester par l’un et/ou l’autre camp, je m’enfermais chez Claire qui avait organisé une flat party pour l’occaz.

Le lendemain, on a traversé le pays avec ses colocs hongrois direction Esztergom, à la frontière slovaque. On s’est arrêté plusieurs fois sur la route ; d’abord pour une dégustation de vin et de palinka, vers 10 heures du matin (quoi de mieux pour récupérer un lendemain de fête ?) ; puis pour voir les ruines d’une église du 13ème siècle, faire les chevaliers du Ni dans les bois, escalader jusqu’à la grotte et manquer de mourir 10 fois en redescendant la pente rocailleuse, grimper dans le clocher de la cathédrale d’Esztergom (la plus grande église de Hongrie) et admirer le soleil déclinant sur la boucle du Danube du haut du château de Visegrad.
Un très bon lendemain de fête nationale qui s’est bizarrement terminé par un mal de crâne insoutenable.